Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère – S.G. Browne

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Titre : Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère… et retrouvé l’amour

Auteur  : S.G. Browne

Edition : Folio

Résumé : 

Il n’est jamais agréable de se réveiller sur le sol de la cuisine, baignant dans une mare de glace à la fraise fondue et entouré de plusieurs bouteilles de vin… vides, évidemment. Le trou noir dans mes souvenirs n’est pas, non plus, quelque chose de très réjouissant. Qu’ai-je bien pu faire pour en arriver là ? Et pourquoi ai-je vidé le congélateur de son contenu ? Le mieux est encore d’aller voir par moi-même… Après vérification, c’est finalement assez logique : pour y ranger les corps de mes parents.

 

 *

C’est le titre de ce livre qui a en premier attiré mon attention et j’ai dévoré l’histoire d’Andy le mort-vivant en 2 jours. On est loin des zombies à la « Walking Dead » dans un monde apocalyptique. Ici, les morts-vivants sont une minorité qui a toujours été présente et qui n’est pas très appréciée par les vivants « les respirants ». Ce sont simplement des personnes qui quelques jours après leur mort, se relèvent, mais qu’on distingue des Respirants par leur tendance à se décomposer…

Dans la première scène, on se retrouve tout de suite en plein dans l’histoire sans trop savoir comment on est arrivé là avec Andy qui se réveille face aux cadavres de ses parents. Puis on revient en arrière et Andy nous raconte son réveil après sa mort quelques semaines auparavant puis sa mort-vie qui se résume à un quotidien dans la cave de ses parents – avec un père qui au mieux l’ignore et sa mère qui l’aime mais de dégoût n’ose le toucher – et ses réunions aux Morts Vivants Anonymes, où ils retrouvent les seules personnes qui l’apprécient, ses amis morts vivants. Ayant une famille qui l’a accepté – plus ou moins – , il a évité de rester à la SPA, ou de finir dans un labo ou un zoo, mais dans ce monde où les morts vivants n’ont absolument aucun droit et sont insultés voire maltraités par les Respirants, Andy aspire à mieux.

Comme le titre le laisse présager, l’humour est très présent dans cette histoire. Mais parfois on passe également instantanément du côté de l’horreur. Les sentiments d’Andy sont évoqués, mais hormis quelque passage on ne s’attarde pas toujours beaucoup sur ces émotions. Malgré cela, Andy et ses amis ont facilement attiré… bon ok… d’abord ma pitié, puis mon affection.

Je me suis aisément rangé du côté des morts vivants, je me suis révoltée contre l’attitude des Respirants. Car étonnamment, on s’attache à ces zombies, à Andy bien sûr, mais aussi à Rita qui est finalement plus heureuse ainsi, à Jerry et son cerveau à l’air et à tous les autres. On s’attache à leur combat pour améliorer leur mort-vie, pour être accepté dans le monde des Respirants. Même si l’horreur est clairement là, c’est aussi une histoire de tolérance, d’amitié et d’amour.

Et bonne nouvelle, il y a une suite « Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël » que je ne tarderais probablement pas à aller découvrir.

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2 réponses

  1. Ce livre me tente beaucoup 🙂

  2. Très jolie chronique pour un livre qui me tente beaucoup ! 🙂

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